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L’essor contrarié des tablettes numériques

 

Avec l’arrivée de la FNAC sur le marché, déjà, très concurrentiel de la tablette numérique, nous aurions pu être amené à applaudir des deux mains ce lobbying très efficace des constructeurs qui à fait de cette drôle de chose (issue de la libido contrariée d’un ordi et d’un mobile) l’une des dernières révolution technologique. Poussant même le législateur français à entamer, il y a quelques jours, une première discussion concernant la régulation de ce “livre numérique”.

Dans un marché du « lire » qui n’aura jamais de fin, il faut surtout comprendre que les concurrents d’Apple et de son Ipad n’ont surtout pas voulu reproduire l’erreur commise avec l’arrivée de l’Iphone en 2007. Même si les “adopteurs précoces” restent très ouverts aux langages des tendances et relèguent le message de la tablette, beaucoup semble avoir oublié que l’usage succède souvent le plan com’. Hors, à se trimbaler dans la vie de tous les jours, il faut constater que la tablette numérique n’a visiblement pas encore rencontré son public. 

Si le livre numérique ne représente à l’heure actuelle que 1,5 % du marché en France, son support numérique va devoir dépasser des usages quotidiens qui font d’un téléphone, d’un journal et d’un livre, des évidences extrêmement difficile à concentrer. Trop grand, trop cher, trop précieux et en manque d’applications, les premières ventes de l’Ipad laissent en effet poindre un léger faux pas (4,2 millions d’exemplaires écoulés au lieu des 4,7 millions attendus). Quand bien même les prévisions annoncent une explosion du marché, il faudra laisser du temps à ce produit pour lequel, il faut le dire, des pistes de développement vers un usage massif existent.

Au delà des contraintes soulignées plus haut, la tablette pourrait paradoxalement asseoir son utilisation majeur en tant que poste fixe, tel un menu déroulant d’enseigne (restauration, habillement, distribution…). Son essor par la presse devrait pousser les décideurs médiatiques à en démocratiser l’accès auprès d’un public plus jeune. L’ergonomie du produit semble également adaptée pour s’imposer dans les lieux culturels en tant que guide et pour étendre l’information. Enfin, à l’image d’un David Hockney qui expose actuellement ses toiles sur Ipad à la Fondation Pierre Bergé, la tablette numérique à surtout pouvoir en terme graphique et auprès d’artistes, souvent au carrefour des modes et autres tendances. Car à qui veut bien le comprendre, faire d’un produit un usage…c’est tout un art.