Thomas Allen. Cut et clap!

Lorsque Thomas Allen lit un livre, sa lecture ne se borne souvent qu’à la seule couverture. Taillant dans entre les courbes de romans à la « gueule d’atmosphère », l’artiste joue du cutter sans jamais atteindre la première ligne du premier chapitre. 
Ainsi débigeoisés, les personnages mis en relief apprivoisent soudain une tout autre dimension. Galbés et gonflés, infirmières, cow boys, femmes fatales et sosies de Don Draper, substituent leurs racontars à la mode France Dimanche pour tout à fait autre chose. Nous renvoyant à l’obscurité d’un cinéma d’avant et d’après guerre, Allen s’improvise dès lors réalisateur. L’imaginaire broyé ne transcende plus le lecteur. Le spectateur captif a prit sa place. Et déjà, il s’imagine de nouvelles séquences. 





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