Levi Strauss 2.0 –

Le « social networking » serait donc un daron. Un père tranquille, poivre et sel, né en 1971 avec l’envoi du premier email sur terre. C’est l’infographie du moment que l’on se copie colle de blog en blog. Elle raconte en quatorze dates l’avènement des réseaux sociaux. Et si ces derniers ont la faveur de l’instant, il faut probablement aussi comprendre leurs succès comme une évidence anthropologique. Celle là même qui pousse les Hommes à se greffer à des groupes identifiés. 
Levi – Strauss 2.0. Vous aimez les bêtes?, Zanibook le site des caniches et des perruches vous offre la possibilité de créer une identité virtuelle pour vos gentils compagnons. Avec un potentiel de 62 millions d’habitants à poils le créneau peut bien laisser quelques smile sur l’écran, il est aussi porteur que celui de beautiful.com est déroutant. Club de la plastique, ce réseau là est une sorte de bienvenue à Gattaca version soft, où la seule la tronche compte au delà de tout le reste. Entre discrimination et provoque, à l’image d’un Gleeden pour l’adultère, il faut ne pouvoir louer cette imagination sans failles, qu’à l’aune d’un web social qui balaye toutes les conventions de bienséances. 
Et dans ce meilleur et ce pire, il n’y a bien désormais que l’anonymat comme unique facteur d’exclusion. Car là où tout se montre et se fait savoir, les professionnels de tous les secteurs se font bien d’investir la toile. Le web, devenu social, ne doit plus se voir comme une expérience trash délaissée à une poignée d’adolescents. Si « liker » fait désormais d’avantage qu’un 4 par 3 au milieu de la route, c’est que le réseau social concentre d’avantage qu’une simple conversation mais bien toute l’attention des particuliers.
Même si investir n’est jamais conquérir. Etre capable de pouvoir raconter une success story à un public dédié et insaisissable. Etre pro actif et recommandable, n’est plus une question de survie mais une évidence sociale, économique…voire anthropologique. 
Un processus long. Probablement aussi long que les 40 années qui séparent le « social networking » de sa venue au monde et tout autant de celui qu’il faut pour comprendre, l’apparente complexité du monde. 

« L‘anthropologie est une discipline dont le but premier, sinon le seul, est d‘analyser et d‘interpréter les différences » – Claude Levi – Strauss – L’anthropologie structurale

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