La superbe

Si les réputations se veillent et que les influences se construisent, les récentes études d’IDC – SAS et Leger marketing démontrent la difficulté des entreprises à intégrer sérieusement le web social dans une stratégie de prise de parole. 




« On flâne, on flaire »

Bien qu’il soit acquis que les réseaux n’ont plus besoin d’enquêtes d’opinions pour s’affirmer, avec 82% d’internautes en ligne, la démocratisation des canaux de communications à considérablement démultipliée usages et nuisances. 

Même s’ils ne sont que 4% à s’exprimer régulièrement et que la proximité des « amis » encourage nettement le passage à l’acte, deux tiers des internautes affirment émettre des avis en ligne sur les marques et les entreprises. Si l’information et le partage conservent la faveur des internautes, cette soif « nombriliste de dire », accentuée par la recommandation sociale du groupe, impacte directement sur la sphère économique et éthique des entreprises. 

« Du mauvais côté de la mer »

Dans ce contexte « Orwellien » où tout se voit, où tout se sait, 7% des budgets digital marketing d’entreprises auraient été consacrés à une interaction en ligne. Affirmant définir à 91% la sécurisation de l’e reputation comme une priorité, la plupart des professionnels n’auraient pourtant qu’un usage artisanal de la vigilance en ligne. Veille basique, absence d’outils et de méthodes, seules 23% des entreprises tenteraient sérieusement d’écouter, d’agir et de cartographier les zones d’influences du web social.

Avec 52 minutes de présence quotidienne pour un internaute lambda, il est aisé de multiplier par 10 celle des influenceurs du web et de comprendre, d’autant plus, les raisons d’agir.

« A la merci d’une étincelle »

Accompagner les entreprises dans une démarche d’existence sociale s’affirmant d’avantage comme une opportunité des professionnels de la communication et du marketing. Au delà de programmations quanti’ et quali’, ces dernières devront surtout savoir bâtir des storystelling à la hauteur des enjeux, des valeurs et des attentes de chacun. La mise en place de prises de paroles devant avant tout se substituer à une riposte dans l’urgence. Inaudible à l’heure du conversationnel.  

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