La pochette CD est elle un art?

CV avec musique et paroles, la pochette CD, aussi connue sous l’appelation COVER, reste le moyen le plus prompt de se faire voir à défaut de se faire entendre. Bien que le graphisme reste le premier de tous les arguments, entre un Soulwax – Nite version qui frôle la crise d’épilepsie et un Dark Side of The Moon flippant, la norme n’a de frontière qu’à raison de la subjectivité de l’interlocuteur. Même éloigné des circuits traditionnels, Quentin nous démontre que la pochette est avant tout une question d’attention à l’égard de celui qui le prendra en main. On se rappellera également que Beck fût l’un des premiers à tenter le pari d’une offre débarrassée de sa condition de boite en plastique. En effet, en présentant The Information en 2006, le chanteur américain proposait une customisation personnalisée de sa pochette à base d’autocollants. Bien trop révolutionnaire pour le trop coincé « The Official Chart Company », chargé d’éditer les classements de disque, qui en raison de cet « avantage injuste » décide de ne pas prendre en compte les ventes.  

Une inspiration qui n’avait semble t’il pas échappée aux  Pinebender de Chicago. Quelques années plus tôt, ce groupe avait présenté l’ensemble de son oeuvre (pochette + CD) sous la forme d’une grille de papier à compléter. Le crayon étant fourni à l’intérieur. Un concept finalement déclinable à volonté comme le prouve la dernière tentation de Shildas. Qui n’a pas hésité à transformer son opus « Salami »….. en salmi



Marketing pour les uns, créativité pour les autres, ces packaging auront au moins le mérite de se distinguer de la lassitude des rayons. Et si ça ne suffit pas, alors il conviendra de voir du côté des canadiens de Grey et de cette bluffante customisation d’une pochette cartonnée en lecteur de vinyle 

A quelques jours du Midem, où l’on devrait continuer d’associer le mot disque avec celui de crise comme dans un mauvais play back,  De quoi s’offrir non pas des raisons de s’en sortir. Mais des raisons d’y croire. 

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