BOXSONS aime…..Sealight

Avec un premier opus quasi stratosphérique, Sealight oblige les temps qui courent à s’interrompre pour l’entendre. Signé sous un label prometteur, Commission 45, « Dead letters » vous percute l’imaginaire. Et c’est quelque part là bas au bout du bout d’une route poussiéreuse. Lorsque les Hommes forment comme d’étranges vaguelettes à l’horizon. Qu’on se met à croire que Sealight nous écrit. Extraits :
 
 


« J’ai convolé en première noce avec le huit clos. Au fond du fond d’un appartement où la promiscuité d’un trio ne résisterait pas aux fragments des conversations. C’était une première fois pour moi. Nos eaux troubles et folkloriques avaient des faux airs de « PaperCup ». J’ai caressé l’explosion en bouche d’un « Kwoon », sans l’atteindre. Ce n’était pas le but. J’ai flirté avec la mélancolie d’un « Bon Iver », sans l’affronter. Car je suis doux. Car je suis singulier. « When the rain starts » m’a condamné à continuer à marcher droit dans mes cordes. La guitare lancinante et la trompette flippante. Je vous écris donc d’un ailleurs où les bouts de « lettres mortes » s’ancrent dans le creux du creux de la mélancolie. Sandra m’attrape, David m’enveloppe et Marc Aurèle me fait battre à cent à l’heure la cadence. Sachez combien tout cela me maintient en vie. Qu’importe la mesure finalement. Pourvu que les émotions soient multiples. Et puisque sourire c’est pour les faibles, je m’en irais également vous gratter une larme sous la pommette. Puisée dans la mer morte de « Moon ». Ne dit on pas que la lune planque de l’eau sous ses cratères ? Alors oui, j’irais vous décrocher cette tristesse avant de vous emmener au fond du fond de « La Nieve ». Vierge. Blême. Comme la lettre sur laquelle je vous écris. Au bout du bout d’une route poussiéreuse. Attendez moi ».
 
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