Qui sont les Community Managers ?

Inconnu il y a encore 5 ans, le community manager est passé en l’espace de quelques temps de la caricature d’un chronophage du « like », à la posture d’un influenceur incontournable pour qui sait combien savoir et comprendre est indispensable à la réussite. Animateur de communauté, veilleur d’opinions et bloggueur à ses heures, aucune enquête sérieuse n’avait apportée jusqu’ici un éclairage satisfaisant sur ce nouveau métier.

Menée auprès de 500 community managers, l’étude du site d’emploi Region Job et de l’agence Anov Agency lève donc de nombreuses interrogations et propose un regard inédit sur cette profession. 
 
 

Type

Bien qu’il soit difficile de dégager un profil type de cet hybride du web, le community manager se présenterait avant tout sous les traits d’une femme, âgée de moins de 35 ans et exerçant dans 50% des cas en province. L’extrême précocité de ce métier ne disposant à l’heure actuelle d’aucune formation particulière, le community manager bénéficie encore pour l’heure d’un parcours assez hétéroclite, bien que majoritairement diplômé et issue des filières communication – marketing.

Boite, tune

Contrairement aux idées les plus tenaces, les PME sont les plus gros pourvoyeurs de community manager (37%), bien loin devant les agences digitales (19%) ou encore des grandes entreprises (8%). Embauché en CDI dans 50% des cas, le community manager exerce principalement auprès d’entreprises évoluant dans les secteurs des communications – médias (33,2%), de l’informatique (19,5%) ou encore du commerce (11%) et des services (11%), pour un salaire qui fluctue nettement selon l’âge, l’expérience, le sexe ou encore la ville. Oscillant entre 20 et 40 000 euros brut / an (70%), il peine à atteindre les 200 euros net / jour pour les freelances de la profession.

Job

Avec ses 10 publications quotidienne en moyenne, le community manager travail essentiellement sur les réseaux sociaux (88%) dans une stratégie assez convenue de développement de notoriété, de recrutement et de fidélisation des consommateurs. Ne gérant pas plus de 3 supports web, sa mission se dispatch principalement entre veille, benchmarking, animation et rédactionnel sur un laps de temps très souvent dilué par la suractivité du web et la mobilité des échanges. 

So?

Si la plupart des sondés concède un accroissement naturelle et évident de l’activité du community manager, l’extrême précocité de ce métier offre encore de nombreuses disparités selon les moyens offerts. A voir le faible recrutement de ces profils via les réseaux sociaux professionnels (19%) et le recours à la bidouille dans l’exécution des missions (Google Ananlytics 76,5%) Google Alerts (72,3 %), la structuration de la profession balbutie encore. Quand bien même manquerions nous de recul sur ce métier, entreprendre n’est pourtant plus envisageable sans veille, sans gestion de la réputation, sans animation des communautés et ce, quelque soit le secteur d’activité. Débarrassé des stratégies attentistes, la question n’est donc plus à l’heure du choix. Avec une opinion acheteuse et vendeuse de produits comme de notoriétés, le maintient en vie des communautés est déjà l’enjeu de demain. 

 
 

 
 
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