Ring News n°2 (Presse, banque, géolocalisation, multi-écran, Kings of convenience)

Presse and people

Les journaux populaires sont ils compatibles avec le numérique ? Même si l’OJD reconnaît son balbutiement dans la collecte de certaines données, le modèle numérique est loin d’avoir irrigué l’économie de tous les médias papiers. Ainsi, le journal l’Humanité aurait écoulé à peine…4 exemplaires numérique par jour de son journal, lorsque Aujourd’hui en France peinerait à dépasser les 60 exemplaires. A des années lumière de certains journaux américains dont les ventes numériques ont dernièrement compensées les ventes papiers.

Si l’accès aux technologies numériques s’est relativement démocratisé, l’usage du particulier est une donnée bien plus difficile à quantifier. En passant d’un modèle « d’évidence » à un modèle de concurrence, la presse populaire s’est vue confronter à de multiples problématiques, qui vont au bien delà des questions de coûts, de fiscalité et d’engagement de l’état.

– Absence de réflexe de mobilité de ses lecteurs (mauvais équipements mobile, faible téléchargement d’applications médias…)

– Accès à l’actualité sur P.C (plateformes gratuites, time line Facebook, télévision…)

– Concurrence des journaux gratuits.

– Manque de temps et de moyens (trajet maison – travail, équipement technologique tablette, smartphone…)

– Faible accès au web dans les transports en commun.

– Faible transmission des usages de lecture médias à son entourage.

L’addition salée de ses carences souligne l’effort massif que devront rapidement entreprendre ces médias. Lorsque l’on constate la qualité moyenne d’une application comme celle du Parisien (bug récurrent, navigation peu fluide…) via à vis de ses concurrents (Les Echos, Figaro), les sujets de réflexions ne manquent pas. Reste à savoir si après France Soir, cramé par l’excentricité d’un fils à papa, la rubrique nécrologique de la presse ne va pas encore s’allonger.

Banques sociales ?

Les banques qui ont offert le « bouquet mystère » à la crise ont – elles définitivement tournées la page ? En tout cas elles s’y attèlent. Pour preuve, leurs numéros de mimétisme pour ressembler à des banques responsables prouve la volonté manifeste et tout autant accessoire, de replacer l’usager au centre des discussions. On soulignera ainsi le travail intéressant, parfois exemplaire, des petites cellules de community manager recluses derrière des bureaux anonymes et qui portent à bout de bras la communication de leurs boites. LSF Interactive a ainsi mesuré l’engagement social des banques sur Facebook en France (700 000 fans recensés). A ce petit jeu Le Crédit Mutuel s’arroge la première place devant la BNP Paribas et la Société Générale. On y apprend par ailleurs qu’une photo balancée autour de 10h du matin garantirait la meilleure interaction possible. Un classique du réseau mondial qui place finalement les banques françaises au même niveau que les marques. N’est ce pas ce qu’elles cherchent ?

Géolocalisation

Au deuxième jour de la conférence SXSW alors que Al Gore à délivré un plaidoyer pour un internet « libre, indépendant et transparent », Dennis Crowley, CEO de Foursquare, à consacré sa keynote à l’avenir de la géolocalisation. Un paradoxe très mignon lorsque l’on sait combien la géolocalisation tire ses ressources sur la collecte des données privées et le ciblage publicitaire.  Avec ses 30 millions d’utilisateurs et ses 3 milliards de checks – in qui donnent « le poul des villes », Dennis Crowley a souligné combien le croisement de toutes ces informations restaient un formidable support de couponing pour les commerçants. Car si ce marché repose effectivement sur un trésor de guerre de presque 2 milliards $ (Estimations de Berg Insight), il peine pourtant à séduire.

Avec le modèle de deal à la mode Groupon qui a littéralement pourri le lien de confiance commerçant – web et une concurrence mondiale (Apple, Google, Solocal Group – Pages Jaunes) qui pourrait perturber le consommateur sur les outils techniques à adopter, le géoshopping semble mal barré. A ce petit jeu la stratégie du tout mobile des principaux acteurs ne suffira pas. Si le marché décolle aux Etats – Unis sur des actions ponctuelles, la France reste un bastion plus compliqué à séduire. Entre le développement de pratiques équitables avec les commerçants et manipulation des données privées, le prospectus et la publicité locale ont encore de beaux jours devant eux.

Multi – écrans

La social tv avait donc bien flairé l’embrouille. Les Français sont de plus en plus seuls devant leurs écrans. L’avènement du mobile et le sur – équipement de certains foyers ont poussé les consommateur à individualiser le visionnage. Selon l’INSEE, 40% du temps consacré à la télévision s’est effectué en solo chez les + de 15 ans. Contre 25% en 1980.  Ce qui était autrefois consommé et commenté en famille, s’est donc éclaté comme la bulle internet. La faute à Twitter et à ce

multi – écran qui embrasse évidemment la courbe des âges et des classes. Deux valeurs sur lesquelles reposent les tendances. Ainsi les 15/29 ans passeraient un peu plus de 1 heure derrière un PC, quand un ouvrier / employé consacre presque 3 heures à la télé. Moins de 2 heures pour les cadres et professions libérales. La fracture numérique aurait elle encore de beaux jours devant elle ?

Kings of convenience – Misread

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