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Il y a 4 ans il était écrit sur ce même site que le mobile restait l’une des dernières opportunités aux sites d’achats groupés de trouver un second souffle. A l’époque, Groupon et Living Social multipliaient déjà les déconvenues. Avec le tout récent rachat du second par le premier, Groupon qui concède une nouvelle perte sèche de 35,8 millions de dollars au troisième trimestre, tente un dernier baroud d’honneur. Mais ce secteur était-il vraiment apte à survivre ?

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Un consommateur passif

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Depuis hier Twitter a officiellement fait sauter la limite des 140 caractères. Concrètement, le site de micro-blogging ne comptabilise plus les photos, les vidéos et les liens insérés dans les tweets laissant davantage d’espace pour s’exprimer. Annoncée en mai et repoussée jusqu’ici, cette mise à jour à toujours fait l’objet de tergiversations. C’est donc à la marge que le réseau de Jack Dorsey vient modifier son interface. Tentant ainsi de rendre cette dernière plus accessible au grand public, sans pour autant froisser les puristes de la synthèse des mots.

 

 

Car derrière ce non événement technique, c’est bien de la survie de Twitter dont il est question ici. Incapable de grandir comme les autres, le petit oiseau bleu se trouve fort dépourvu lorsqu’il vient à présenter ses chiffres. Exigeant dans ses innovations (Interface simplifiée, Periscope, contenus …), le concurrent de Facebook est souvent jugé trop complexe à l’usage. Avec 313 millions d’utilisateurs revendiqué en juillet (+3 millions sur 1 trimestre), il n’a pas pour autant su rassurer ses investisseurs sur sa monétisation*. L’un d’eux, Doris Shenwick, vient même de déposer plainte pour « fausses annonces qui ont entraîné une surévaluation artificielle du cours de Bourse de Twitter ». Il n’a même pas pris le temps de le tweeter !

 

 

 

*602 millions de dollars de C.A annoncé au 2nd trimestre contre 607 attendu

Presse and people

Les journaux populaires sont ils compatibles avec le numérique ? Même si l’OJD reconnaît son balbutiement dans la collecte de certaines données, le modèle numérique est loin d’avoir irrigué l’économie de tous les médias papiers. Ainsi, le journal l’Humanité aurait écoulé à peine…4 exemplaires numérique par jour de son journal, lorsque Aujourd’hui en France peinerait à dépasser les 60 exemplaires. A des années lumière de certains journaux américains dont les ventes numériques ont dernièrement compensées les ventes papiers.

Si l’accès aux technologies numériques s’est relativement démocratisé, l’usage du particulier est une donnée bien plus difficile à quantifier. En passant d’un modèle « d’évidence » à un modèle de concurrence, la presse populaire s’est vue confronter à de multiples problématiques, qui vont au bien delà des questions de coûts, de fiscalité et d’engagement de l’état.

– Absence de réflexe de mobilité de ses lecteurs (mauvais équipements mobile, faible téléchargement d’applications médias…)

– Accès à l’actualité sur P.C (plateformes gratuites, time line Facebook, télévision…)

– Concurrence des journaux gratuits.

– Manque de temps et de moyens (trajet maison – travail, équipement technologique tablette, smartphone…)

– Faible accès au web dans les transports en commun.

– Faible transmission des usages de lecture médias à son entourage.

L’addition salée de ses carences souligne l’effort massif que devront rapidement entreprendre ces médias. Lorsque l’on constate la qualité moyenne d’une application comme celle du Parisien (bug récurrent, navigation peu fluide…) via à vis de ses concurrents (Les Echos, Figaro), les sujets de réflexions ne manquent pas. Reste à savoir si après France Soir, cramé par l’excentricité d’un fils à papa, la rubrique nécrologique de la presse ne va pas encore s’allonger.

Banques sociales ?

Les banques qui ont offert le « bouquet mystère » à la crise ont – elles définitivement tournées la page ? En tout cas elles s’y attèlent. Pour preuve, leurs numéros de mimétisme pour ressembler à des banques responsables prouve la volonté manifeste et tout autant accessoire, de replacer l’usager au centre des discussions. On soulignera ainsi le travail intéressant, parfois exemplaire, des petites cellules de community manager recluses derrière des bureaux anonymes et qui portent à bout de bras la communication de leurs boites. LSF Interactive a ainsi mesuré l’engagement social des banques sur Facebook en France (700 000 fans recensés). A ce petit jeu Le Crédit Mutuel s’arroge la première place devant la BNP Paribas et la Société Générale. On y apprend par ailleurs qu’une photo balancée autour de 10h du matin garantirait la meilleure interaction possible. Un classique du réseau mondial qui place finalement les banques françaises au même niveau que les marques. N’est ce pas ce qu’elles cherchent ?

Géolocalisation

Au deuxième jour de la conférence SXSW alors que Al Gore à délivré un plaidoyer pour un internet « libre, indépendant et transparent », Dennis Crowley, CEO de Foursquare, à consacré sa keynote à l’avenir de la géolocalisation. Un paradoxe très mignon lorsque l’on sait combien la géolocalisation tire ses ressources sur la collecte des données privées et le ciblage publicitaire.  Avec ses 30 millions d’utilisateurs et ses 3 milliards de checks – in qui donnent « le poul des villes », Dennis Crowley a souligné combien le croisement de toutes ces informations restaient un formidable support de couponing pour les commerçants. Car si ce marché repose effectivement sur un trésor de guerre de presque 2 milliards $ (Estimations de Berg Insight), il peine pourtant à séduire.

Avec le modèle de deal à la mode Groupon qui a littéralement pourri le lien de confiance commerçant – web et une concurrence mondiale (Apple, Google, Solocal Group – Pages Jaunes) qui pourrait perturber le consommateur sur les outils techniques à adopter, le géoshopping semble mal barré. A ce petit jeu la stratégie du tout mobile des principaux acteurs ne suffira pas. Si le marché décolle aux Etats – Unis sur des actions ponctuelles, la France reste un bastion plus compliqué à séduire. Entre le développement de pratiques équitables avec les commerçants et manipulation des données privées, le prospectus et la publicité locale ont encore de beaux jours devant eux.

Multi – écrans

La social tv avait donc bien flairé l’embrouille. Les Français sont de plus en plus seuls devant leurs écrans. L’avènement du mobile et le sur – équipement de certains foyers ont poussé les consommateur à individualiser le visionnage. Selon l’INSEE, 40% du temps consacré à la télévision s’est effectué en solo chez les + de 15 ans. Contre 25% en 1980.  Ce qui était autrefois consommé et commenté en famille, s’est donc éclaté comme la bulle internet. La faute à Twitter et à ce

multi – écran qui embrasse évidemment la courbe des âges et des classes. Deux valeurs sur lesquelles reposent les tendances. Ainsi les 15/29 ans passeraient un peu plus de 1 heure derrière un PC, quand un ouvrier / employé consacre presque 3 heures à la télé. Moins de 2 heures pour les cadres et professions libérales. La fracture numérique aurait elle encore de beaux jours devant elle ?

Kings of convenience – Misread

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C’est l’histoire d’un réfrigérateur intelligent qui s’est débarrassé des magnets ridicules des cartes de France. En lieu et place, un écran tactile propose de passer commande pour pouvoir se réapprovisionner sans se déplacer. Une interconnexion aussi susceptible d’anticiper les stocks que de recevoir des promos en direct live. C’est l’histoire d’une ampoule, d’un médoc ou d’une fourchette capable de mesurer notre vitesse d’ingestion des aliments. Ces objets connectés devraient envahir notre quotidien d’ici 10 ans. Cisco en prédit même 50 milliards en 2020. Reposant avant tout sur l’innovation, ce « web of things » reste aujourd’hui un modèle embryonnaire, écartelé entre gadget et révolution promise. Et si Loïc Le Meur veut bien nous faire croire que « C’est tout simplement le thème qui suscite le plus d’activité entrepreneuriale dans la Silicon Valley », trois questions restent en suspend :

Quelle compatibilité de connexion entre tous ces modèles qui devraient envahir nos espaces de vies ? Elevé dans la réserve, le consommateur est en mesure de craindre un conflit de technologies. L’affront d’Apple fait au système NFC (communication sans fil) est un exemple comme d’autres qui n’est pas sans rappeler la guerre larvée entre HD DVD vs Blu – Ray. Il en va évidemment de même pour les autres systèmes (Wifi, 4G, 5G…) sur lesquels les constructeurs et les opérateurs s’affrontent.

Perfusées aux capitaux, ces technologies gourmandes en recherche peuvent t’elles garantir une démocratisation de l’accès et donc une démocratisation de l’usage ? A voir le taux d’équipement en télévisions connectées, qui frôle les 30% de croissance, il est difficile de croire à la remise en cause de ce système où les nombreux acteurs (créateur de contenu web, publicitaire, législateur, constructeur…) n’ont pas encore réussi à développer des réflexes d’usage chez le consommateur.

Si l’ingérence technologique n’est plus une nouveauté, surtout avec les smartphones, quand sera t’il de la collecte des données privées avec des objets qui communiquent entre eux ? Un débat nuisible pour qui ne veut pas d’un monde qui ressemblerait au film d’anticipation Sight.
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Car en attendant le véritable « internet des choses » prend son envol. Nous avions cru « pinner » sur un doute, mais avec une double crise au compteur la re – matérialisation de nos existences au travers de l’écran est déjà en marche. Elle consacre l’objet au sens pratique mais également pour son esthétisme et sa rareté. Ce phénomène sent parfois bon Le Bon Coin. Un modèle qui repose avant tout sur la crise économique et que le web facilite par sa multitude. Avec 25% de croissance et 17 millions de visiteurs par mois, l’absence de prétentions est une réussite pour ce leader de la petite annonce.

En sortant des canaux traditionnels de l’achat, le consommateur s’est également permis de repenser son rôle au coeur de la chaîne de production des choses.

Outil d’émancipation, le « fait main » ou DIY « Do It Yourself » emporte avec lui une tendance lourde, qui ne s’arrête pas au simple achat d’une machine à pain. Un système vertueux, autant propulsé par l’entre soi, que l’écologie et l’économie (autoentreprise). Il voit pousser des milieux de créateurs en bijoux ou en crochets. Eux mêmes encouragés par les nombreuses plateformes de ventes en ligne comme Etsy.

A l’âge où l’on commence à acquérir et collectionner, les entrepreneurs du web n’ont pas hésité très longtemps à s’emparer du phénomène. Le web des belles choses est un modèle économique entre l’épinglage à la Pinterest et le concept d’abonnement des box (Fancy box, MyLittleBox, Envouthé). Si ce dernier devrait laisser quelques morts sur le carreau, il reste toutefois le symbole de cet internet des choses. Entre l’artisanat rare et une industrialisation qualitative suggérée par de nombreuses marques.

Il n’y a pourtant pas deux web qui viennent s’opposer mais des tendances et des envies qui se mesurent. Aujourd’hui nous préfèrons les jolies choses. Finement marquetées et faussement précieuses. Il est probable que demain nous souhaitions qu’elles deviennent intelligentes. Il sera alors temps pour les principaux concernés de savoir les marqueter sérieusement.


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